Retraite : combien de trimestres faut-il cotiser pour une retraite à taux plein

Les dernières réformes des retraites de 2010 et 2013 ont modifié l’âge minimum de la retraite ainsi que la durée de cotisations.

Âge minimum de retraite

Depuis 2010, l’âge légal minimum de la retraite est de 62 ans. Toutefois, pour prétendre à une retraite à taux plein, il faut avoir cotisé pendant une période suffisante. Cette période de cotisation est appelée durée d’assurance. Cette dernière est devenue variable depuis les réformes de 2013. Celles-ci ont prévu une rallonge de la durée d’assurance à l’horizon 2035 soit un supplément d’un trimestre tous les trois ans jusqu’à l’âge de 43 ans. Ce qui donne un total de 172 trimestres de cotisations.

Partant de ce fait, on déduit que la durée de cotisation est aussi fonction de l’année de naissance, ce qui donne :  

  • à partir de 1973 : 172 trimestres,
  • à partir de 1970 : 171 trimestres,
  • à partir de 1967 : 170 trimestres,
  • à partir de 1964 : 169 trimestres,
  • à partir de 1961 : 168 trimestres,
  • à partir de 1958 : 167 trimestres,
  • en 1956 : 166 trimestres,
  • en 1955 : 166 trimestres,
  • en 1954 : 165 trimestres,
  • en 1953 : 165 trimestres,
  • en 1952 : 164 trimestres,
  • en 1951 : 163 trimestres,
  • en 1950 : 162 trimestres,
  • en 1949 : 161 trimestres.

Équivalence des trimestres

On obtient le trimestre de cotisation à partir des cotisations effectuées sur le salaire. Pour avoir les quatre trimestres annuels, le salaire doit être égal à 150 fois le SMIC horaire au 1er janvier de ladite année.

Retraite : combien de trimestres faut-il cotiser pour une retraite à taux plein

Dans la réalité, il existe deux sortes de trimestres : les trimestres cotisés et les trimestres assimilés. Les trimestres réellement cotisés sont ceux au cours desquels les cotisations ont été faites. Les trimestres assimilés sont considérés comme valides bien que ne donnant pas lieu à des cotisations. Il s’agit des périodes, des conditions particulières ou des aléas de la vie qui ont impacté le salarié : maladie, chômage, congés, etc.